ACCUEIL - TABLE DES MATIERES

 « Je salue tous les visiteurs présents ou à venir, de ce site que j'essaie d'étoffer au fur et à mesure du temps dont je dispose. Mon but n'est pas de reconstituer l'histoire de Gembloux. Il y a des organismes communaux ou culturels spécialisés pour cela.
(voir colonner de gauche « LIENS »)

Je désire simplement comparer le Gembloux d'antan à celui d'aujourd'hui ou d'hier, à l'aide de documents divers : phototèque, cartes postales, documents personnels, etc. Mon but est de nous rappeler que..

Les documents de l'énorme collection de l'IRPA, le fabuleux travail de mémoire du photographe Lucien Hoc, que j'ai bien connu, et des documents prêtés par des tiers, je pense notamment à Marc Delforge, donnent à mon travail une valeur ajoutée qu'il n'aurait certes pas sans cela.

Je fais souvent référence à des souvenirs, à des bribes d'histoire -encore une fois, ce n'est pas mon propos – ou à des détails trouvés dans certains ouvrages.

Je relève le très beau groupe sur le réseau Facebook, « Tu es un vrai gembloutois si.. » et je salue son ou ses créateurs. Les propos des membres apportent en effet de précieux souvenirs à notre mémoire.

Si par hasard le lecteur trouvait des contre-vérités, des erreurs dans mes propos ou tout simplement si il voulait commenter les articles en y apportant des précisions, détails ou rectifications, j'en serais honoré. Toute suggestion est aussi bienvenue.

Au niveau technique, et pour ce qui est dit plus haut, le site est en perpétuelle évolution. N'hésitez pas à revenir souvent le visiter.

Merci d'avance à tous pour votre aide précieuse. »


Jean-Marc GILLES


TABLE DES MATIÈRES  

 

                                                                                                                                                                                                                         

RUE

Astrid
Chien Noir

Damseaux

Docq
Grand Rue - détail
Leopold
Moulin
Notre Dame
Puits Connette


RUELLE

Siska
Couteliers

 

PLACE


Orneau
Déportés (passage)
Saint-Guibert
Saint-Jean

BATIMENTS STRUCTURES

Chateau de la Tour - Grand- Manil
Château GERARD ou des Remparts
Remparts (les)

 

 

INDUSTRIE ET COMMERCE

Corderie ROSSEEL
Distillerie DESCAMPE
Sun Club Grand Rue

 

LIEU – DETAIL -INSTITUTION

Enfants Martyrs
Institut sérothérapique Scholl
Pensionnat Jules Lejeune

QUARTIER DE LA GARE

Le Chemin de Fer
Hôtel des Voyageurs.

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DOCUMENTS

 

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La rue DOCQ

La rue s'appelait, Rue des Remparts, et fut rebaptisée du nom de Gustave Docq, bourgmestre de Gembloux de 1872 à 1903.

14.JPGSur la carte postale à gauche, du début 19è sans doute, apparaît la dénomination de Tour Hubin. La maison forte située dans le parc d'Epinal, occupée par les services communaux, collège et bourgmestre (ainsi que le musée de la coutellerie) " a été rachetée en janvier 1951 à la famille Gérard qui y résidait depuis 1881. Avant cette date et depuis la fin 18è, la maison forte, dépendance et parc appartenaient à la famille Hubin qui y exploitait une brasserie"   (source La Maison du Bailli de Josy Muller)

Rebaptisée Tour du Guet
 
2.JPG

 

 

 

 

 

  Document - source Université de Gand

 

 

3.JPGLe long du parc d'Epinal, en face de l'Athénée, en descendant vers le centre ville 
  carte postale datée de 1907 - Delcampe.net - éditeur: 2047 G.H.ed A

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photo © Google Street view - 05/2009

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carte postale datée de 1907 - Delcampe.net

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   En montant du croisement de la rue Pierquin, Sainte-Adèle et Chien Noir, vers le haut de la ville.

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source Delcampe.net - date probable 1952 ?

 

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photo Lucien Hoc - 1976 - © KIK-IRPA, Brussels (Belgium), cliché M120030

 

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photo © Google Street View - 05/2009


QUEL GÂCHIS..... !

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3.JPG

Remarquable photo - La descente de la rue vu du haut, la maison du bailli et le parc à droite.
 Lucien Hoc - 1976
© KIK-IRPA, Brussels (Belgium), cliché M120024

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photo Lucien Hoc - hiver 1930 - ©  KIK-IRPA, Brussels (Belgium), cliché A132731

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capture d'écran © Google Street View -  mai 2009

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Au croisement de la rue Albert et de la rue de la Poste, actuellement rue du Huit Mai, en venant du haut de la ville vers le centre ville. La photo date de 1954 (l'année de ma naissance...) et est due à Lucien Hoc.
A gauche, où les deux dames se promènent, était la maison du concierge de l'Athénée et puis l'entrée du parking à vélo de l'école et la cour des garçons. Puis il y avait la maison de Monsieur Wauthy, le directeur des écoles primaires. A droite, où on voit un petit garçon, l'entrée du parc. En face de l'athénée, la poste et son enseigne: "Poste télégraphe". A l'avant plan à droite, la maison qu'occupaient mon ami Michel Guillaume et sa famille dans les années 70. Son papa faisait du culturisme, Théo, il bégayait un peu et était chef de gare à Ottignies. Quel brave homme. Je prenais souvent le train avec lui quand j'allais travailler.
Je me souviens aussi de son jeune frère qui s'est tué dans un accident de la route à Lonzée (j'étais là le soir de l'accident), de sa maman aux joues roses et ses deux jolies soeurs.. Si tu lis ceci Michel, je te fais de gros bisous.
On remarque sur la façade de côté, des publicités en émail, qu'arboraient beaucoup de murs à l'époque. Et à gauche, le long du mur de la maison du concierge, en mettant vers la rue Albert, on distingue des affiches identiques portant toutes un numéro "2". Y aurait-il eu des élections à l'époque du cliché ? Voulez-vous voir cela de plus près ? 
Zoom haute résolution

Lucien Hoc 1954 - © KIK-IRPA, Brussels (Belgium), cliché M120372

 

 

2.JPG

en 1914 - photographie Laflotte - © KIK-IRPA, Brussels (Belgium), cliché A112882]



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capture d'écran © Google Street View - mai 2009 

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Entre la rue Albert, en direction de la place Saint-Guibert, on trouve à gauche, en face de l'académie de musique (ancienne clinique Delrue, ancien Hospice Civil) , la chappelle Notre-Dame des Remparts. Elle tient son nom de sa position sur l'ancien rempart. C'est une chapelle octogonale à coupole et date de 1852

3.JPG
en 1914 - photographie Laflotte - © KIK-IRPA, Brussels (Belgium), cliché A112882]

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capture d'écran © Google Street View - mai 2009

 

13.JPG

Ici, la Chapelle vue de dos, avec en face l'ancien hospice, devenu clinique Delrue et puis Académie de musique - Delcampe.net  -  date 1902 -
Photo vraisemblablement prise depuis le clocher de l'église paroissiale.

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Hôtel des Voyageurs

Hôtel, café restaurant et puis taverne, on nous promet sa démolition prochaine, tant pis. Encore un monument gembloutois qui va disparaître devant les dents aiguisées des promoteurs.
Propriété de la famille Pirson, le commerce s'est appelé Slama et puis Slama Marchand. Ensuite, il s'est appelé "Hôtel GILLES". Votre humble serviteur n'y est pour rien...
La partie gauche du bâtiment porte comme enseigne "Buffet de la Gare"
Ancien local des Purple Devils (supporters d'Anderlecht) pour ceux qui s'intéressent au foot, et vu ce qui est dit plus haut, viennent de déménager. Un petit coucou à notre ami Jean-Pol.

 

Il y a une chose que je n'oublierai jamais de mes nombreuses visites à travers le temps dans cet établissement. Il y avait un téléphone dans le couloir qui mène aux chambres (on n'avait pas encore de Gsm) C'est de là que j'ai téléphoné au docteur M. dans un hôpital de Namur, pour avoir des nouvelles de mon père hospitalisé. C'est là qu'il m'a appris que papa allait vivre encore environ 1 mois, atteint d'un cancer généralisé. Nous étions en août 1988.
Ironie du destin, c'est là sur la terrasse que papa et moi on buvait un verre après avoir été faire une balade à vélo en été.

 

17.JPGEn 1905 ou 1906 - Source Delcampe.net - LIEN

 

18.JPG

source Librairie de l'Université de Gand - G. Hermans, Antwerpen  - LIEN

 

 

 19.JPG

carte non datée (années 70 ?) source Delcampe.net - LIEN

 

 

20.JPG 

photo © Google, juin 2009

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Le Chemin de Fer

 Gembloux est située à la croisée de la ligne Bruxelles Namur L161 et de la défunte L147 qui reliait autrefois Landen et Tamines via Fleurus. Cette ligne faisait partie avec la L142 Tirlemont-Namur de ce que l’on appelle «la croix de Hesbaye". Gembloux fut reliée par chemin de fer à Bruxelles en 1855 et à Namur l’année suivante.

Cette ligne traverse nos villages d'Ernage et de Lonzée.
La gare de Gembloux et ses environs fera l'objet d'un article distinct.
       
   ERNAGE  
 L'arrêt d'Ernage est mis en service le 9 mai 1889 par l'administration des chemins de fer de l'État belge. Elle est située à 2 323 mètres de la gare de Chastre et à 2 881 m de celle de Gembloux. Il n'y a plus de gare proprement dite, mais des accès aux quais par des escaliers. Un tunnel enjambe la limite entre les rues Camille Cals et Omer Piérard dans le village.                          


tunnelernage.JPGLe pont du chemin de fer à Ernage. Le verso de la carte postale rédigée est datée du 08-01-1922
Source Delcampe.net

J'avoue que j'hésite à dire avec certitude dans quel sens cette photo d'époque a été prise ?
Si vous avez des arguments ou commentaires, allez-y. Ci-dessous, les 2 sens actuels.
                                                                                                                                                                      

tunnel ernage1.JPG
Le pont du chemin de fer, de la rue Pierard vers la rue Cals - © Google mai 2009


tunnel ernage2.JPGLe pont de chemin de fer, de la rue Cals vers la rue Piérard - 9 Google mai 2009

 

gareernage.JPG
La gare d'Ernage en 1942 - documents de André Amond
source
                                                                                                                                                                              

LONZEE

  En 1872, une pétition des habitants de Lonzée réclame l'établissement d'une station de chemin de fer.
La « halte de Lonzée » est mise en service le 5 janvier 1886 par l'administration des chemins de fer de l'État belge. Elle est située à 2 920 mètres de la gare de Gembloux et à 2 772 m de celle de Beuzet. La halte est gérée depuis la gare de Gembloux. En 1901, Lonzée est une gare ouverte à tous les trafics, elle dispose notamment d'une voie de chargement et d'un pont-bascule. L'ancien bâtiment voyageurs est détruit à la fin du XX siècle.                      

  lonzee pont chemin de fer2.JPGLe tunnel du chemin de fer qui enjambe la rue de l'Eglise. Carte non datée.
Source Delcampe.net

Tunnel Lonzee.JPG

Photo © Google - 2005 - Geobasis DE/BKG

 
gare lonzee.JPGLa gare de Lonzée - document Jacquy Delfosse
source

garelonzee3.JPG

 La gare de Lonzée en 1979 (aujourd'hui détruite) - source

lonzeegare3.JPG
Ce qu'il en reste en © Google - 2005 - Geobasis DE/BKG


lonzeeallemands.JPG

Sur ce site, à visiter absolument, de fabuleuses photos de soldats allemands montant la garde à la gare de Lonzée pendant la guerre 14-18.

                                                                                                                                                                                  

 

 

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Grand Rue - Commerce - Sun Club

Voici illustrée le haut de la Grand Rue, l'endroit qui allait devenir le Sun Club, rendez-vous bistrotier branché des étudiants et autres en fin des années 60, 70 et... encore maintenant.

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 © KIK-IRPA, Brussels (Belgium), cliché M12037
© Lucien HOC - 1965

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© KIK-IRPA, Brussels (Belgium), cliché M120363

© Lucien HOC - 1965

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© Google - Geobasis DE/BKG - 2009

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sun4.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


C'est une bonne soeur à moto..
© KIK-IRPA, Brussels (Belgium), cliché M120365

© Lucien HOC - 1965

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© Google - 2009 - Geobasis DE/BKG

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La place de l'Orneau

Une place porte son nom, à notre petite rivière capricieuse. Comme j'en parlais, dans ma jeunesse à la rue du Moulin, elle coulait derrière la maison; j'y pêchais des épinoches, carpes, muni des bottes en caoutchouc de mon papa, les mercredis ou samedis après-midi (il n'y avait pas école) avec mes cousins Fernand Charles, Philippe Depireux ou mon ami précieux Michel Gelinne.

jamybottes.jpg

 

eh oui.... c'est moi

Ce biotope était tellement riche, berges naturelles, qu'on y ramassait sans difficulté, des salamandres, grenouilles, qu'on apportait à l'école pour le cours de sciences naturelles.

Mais aussi, les berges étaient infestées de rats musqués, pour certains, gros comme des petits chiens. Je vois encore mon père, dans le jardin, en tuer un en le coupant en deux avec sa bêche. De plus, des inondations successives ont décidé les autorités à bêtonner les berges. Au début des années 60, de grosses inondations avaient endommagé notre maison; papa a commencé alors de gros travaux, seul (j'étais trop jeune pour l'aider) avec les moyens de l'époque, pour relever le niveai des sols de la maison. On avait été loger chez ma grand-mère, Nènène (eh oui, la veuve du grand Joseph Depireux) rue Damseaux. Je me rappelle que j'avais regardé passer le Tour de France qui descendait la rue,  à la fenêtre de notre chambre.

Après ces travaux, fini le biotope magnifique; les travaux avaient emporté toutes les bonnes terres de notre jardin; on a dû aller en chercher, papa et moi, à la brouette, plus haut dans le terrain, pendant des jours d'efforts. Mais il est vrai que je n'ai plus jamais connu d'inondation depuis...

Cette place de l'Orneau donc était appelée place d'"En-Bas", sur le plan de Gembloux de Jean-Baptiste Gra(m)maye daté vraisemblablement de 1605.

Au centre de la place coulait l'Orneau, à ciel ouvert. Il fut voûté, place de l’Orneau, à hauteur du pont Baulde qui reliait la rue Notre – Dame à la rue Damseaux en 1864. Le gouvernement octroya alors un subside de 5 000 francs à la Ville de Gembloux pour l’aider à supporter les travaux. L’Orneau continua cependant à poser problème. En janvier 1891, la fonte des neiges inonda tout le bas de la ville. Le lit de l’Orneau fut redressé en 1892 et son cours régularisé par la construction de la conduite voûtée allant de la place de l’Orneau jusqu’au bas de la rue Entrée Jacques. L’ancien lit de l’Orneau fut comblé en 1894. Des maisons se construisirent au-dessus de son cours


La place fait l'objet de projets d'aménagement futurs.

orneau8.JPGDécouvrez ici un magnifique reportage photo sur le passage de l'Orneau sous la ville.



 

 

 

 

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Travaux d'aménagement de la place - photo non datée - source

 

 

orneau01_1909.JPGcarte postale - collection privée - datée de 1909.
www.delcampe.net

orneau02_nodate.JPG

 


orneau6.JPG
Place de l'Orneau - Place du jeu de balles.
1906 - www.delcampe.net

 

On jouait à la balle pelote pendant ma jeunesse, sur la place. Les quelques bistrots de la place faisaient alors le dimanche de très bonne affaires. La place était noire de monde. J'allais parfois, "marquer les chasses", à la craie, sur le terrain pour aider l'arbitre, comme beaucoup de gamins le faisaient à l'époque. On recevait une petite dringuelle pour notre dimanche.

 

orneau9.JPG
Sur cette carte de 1907, on voit du bétail sur la place (vente ?)
collection privée - www.delcampe.net

 

orneau03_nodate.JPG

 orneau7.JPG

Deux cartes postales non datées

 

 

1.JPG 2.JPG 3.JPG 4.JPG

Images Google © mai 2009

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La Rue Astrid

 Notre roi Albert Ier décède dans les circonstances que l'on connaît en 1934, le 17 février
 à Marches-les-Dames.

Après ce drame, le prince Léopold lui succède.
Ainsi, jeunes souverains, le nouveau roi Léopold III et la nouvelle reine Astrid, qu'il avait épousée en 1926, viennent en visite à Gembloux, le 30 juillet 1935, pour une inauguration.
Ils viennent poser la première pierre des nouveaux locaux de la chaire de chimie de l'Institut agricole.                        

rueastrid2.JPGphoto © colonel Dr.LOODTS - La Maison du Souvenir

C'est à cette occasion que la "rue Neuve" est rebaptisée "Rue Astrid". Elle relie la rue Chapelle-Dieu à l'Avenue des Combattants.
La rue Neuve doit son nom au fait qu'elle avait été aménagée en 1874. Avant elle s'appelait "rue des Buses".
La rue partait des sources des Buses (près de la fin de l'actuelle rue de Gibraltar), pour descendre jusqu'à la rue Léopold, par la place Saint-Guibert, la rue Docq et la rue Pierquin. L'eau issue des sources était conduite en partie vers l'abbaye par des "buses" et une autre partie s'écoulait à ciel ouvert.

rueastrid1.JPG
La rue Neuve - détail d'une carte datée de 1912 - Editions G.Hermans - n° 2096 - delcampe.net

 

 Dans le fond de la rue, on voit le magasin épicerie-confiserie "A L'Abondance", dans la rue Chapelle-Dieu.
 A droite le bâtiment qui était, lorsque j'étais enfant, la salle de gymnastique de l'école des filles de l'Athénée, donnant sur la place Saint-Guibert.    

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la rue Astrid - photo en 2009 - © Google

 

 

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Le château de la Tour - Grand-Manil

Le domaine du château de la Tour est entouré de murs en schiste local. Il comprend, à l’angle méridional, un donjon carré du XIIe siècle qui entrait dans le système défensif du duché de Brabant face au comté de Namur tout proche, une chapelle dédiée aux saints Pierre et Paul sans doute contemporaine de cette tour, ainsi que des constructions néo-classiques du milieu du XIXe s. (source). Le parc privé comporte des arbres remarquables (Natagora). Le chateau se trouve rue Georges Bedoret. Un peu plus haut dans la rue se trouve la Clinique Vétérinaire.
Le bâtiment actuel date du 19è siècle et a aussi servi de pensionnat pour dames et jeunes filles.

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carte postale non datée - collection Egnione - www.delcampe.net

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2009 - © Geobasis - DE/BKG - Google

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Le hall d'entrée du pensionnat
carte non datée - collection Carland
www.delcampe.net

  chateaufermegrandmanil3.JPG
La salle à manger du pensionnat
carte non datée - collection Carland
 www.delcampe.net

Le verso de la carte de droite non apprend que le cliché (et sans doute celui de gauche aussi)
est signé Auguste HOC et que le numéro de téléphone du pensionnat est le 79...
Ci-dessous, la chapelle des Saints Pierre et Paul, non datée, signée aussi Augustin HOC.

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carte non datée - collection Nicos 136 chez www.delcampe.net

chateaufermegrandmanil9.JPG chateaufermegrandmanil4.JPG

 

L'intérieur, cour de la ferme château
carte postale non datée - collection Nicos136 - www.delcampe.net
La tour de la ferme château
carte postale non datée - collection Nicos136 sur www.delcampe.net


 
chateaufermegrandmanil10.JPG

        La cour intérieure.
carte postale non datée - cliché F. Eloy - Châtelineau -
collection VDMR - www.delcampe.net



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La corderie ROSSEEL

Cette corderie se trouvait à Grand-Manil. Elle employait plus d'une centaine d'ouvriers. Le CRAHG nous apprend qu'elle était située à la rue Verlaine et transférée par après au Buisson Saint-Guibert. C'est la qu'elle cessa ses activités. Son ancien emplacement a été occupé par l'horphelinat Saint-Joseph et puis par l'actuelle école d'horticulture de l'état.

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carte postale non datée mais ayant circulé en 1909 - www.delcampe.net

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Partie centrale de la corderie
Cliché non daté - Librairie Berce, Gembloux - éditeur Nels - www.delcampe.net

 

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Intérieur de l'école d'horticulture - Carte postale non datée - collection privée
www.delcampe.net

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vue d'ensemble non daté - vers 1901


 

 

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Internat de l'Ecole d'Horticulture - Rue Verlaine - ancien orphelinat Saint-Joseph, fondation Denamur.
© Goebasis - DE - BKG / Google

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L'institut sérothérapique Alfred SCHOLL

Alfred SCHOLL était un médecin chercheur spécialisé dans la création de vaccins à base de sérum de cheval,  vaccin antitétanique ou encore des raticides. Cet institut était situé chaussée de Charleroi. Aujourd'hui le batiment est occupé par un bowling.

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Alfred SCHOL

 

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Salle des autoclaves et appareils de stérilisation - www.delcampe.net

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Un des paddock avec une partie des chevaux - www.delcampe.net

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carte postale non datée - collection privée.

 

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© Geobasis DE/BKG - 2009 - Google


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La distillerie DESCAMPE

Elle a été fondée en 1867. C'était une distillerie agricole, et en 1907, est apparue la levurerie, et la malterie en 1923.


                        descampe1.JPG
                                                       carte postale non datée - source Delcampe.be

descampe2.JPG
© Geobasis DE/BKG - Google - 2009

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Vue au croisement de la rue Chapelle Marion, de l'Agasse, avec la chaussée de Charleroi, vers la gare.
Carte postale de 1906 - source www.leonkersten.be

 

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© Geobasis / DE BKG - Google - 2009

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Le PENSIONNAT Jules LEJEUNE

 

L’origine de la création du Pensionnat Jules Lejeune remonte à 1892, date à laquelle des philanthropes créent « la Société Protectrice des Enfants Martyrs ». (1892-1912).

Pour les enfants « indisciplinés » qui ne peuvent être placés, elle ouvrira en 1912, une ferme école à Ernage qui sera baptisée en souvenir de son protecteur « Ferme école Jules Lejeune ». Toutes les dispositions sont prises pour y installer, en deux sections séparées, une ferme école pour 40 garçons et une école ménagère pour le même nombre de filles. Mais ce projet n’est pas réalisé, car depuis l’application de la Loi de 1912 sur la protection de l’enfance, le nombre d’enfants des deux sexes confiés à la Société augmente rapidement et les installations sont insuffisantes. Aussi l’école ménagère ne sera aménagée qu’en 1913.

 

En 1914 la guerre éclate, les enfants sont évacués pour la plupart; pourtant en 1915, suite à l’intervention de la Protection de l’Enfance, les établissements seront réouverts. En 1919, le titre de « Société Royale » est octroyé à la Société qui, la même année, est une des premières à bénéficier de la personnification civile. En 1920, l’école ménagère est transférée à Walhain-Saint-Paul, que la Société achète suite à des dons très importants. (source et historique complet)

 

***

 

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Vue du Jardin potager - carte non datée - © O.vitlox

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Vue intérieure des bâtiments de la ferme -carte non datée -  source Delcampe.be

 

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Vue d'un dortoir des garçons du pensionnat Lejeune - carte non datée - source Delcampe.be

 

Cette ferme école fut donc créée pour aider, éduquer les orphelins ou les enfants abandonnés. Les enfants y recevaient une formation horticole et agricole, deux matières très bien connues et enseignées dans notre ville.
En 1957, l'Etat a racheté le site pour en faire une station de physique et chimies agricoles dépendant du Ministère de l'Agriculture.

AUJOURD'HUI

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Vue de face de l'endroit de nos jours, à l'entrée d'Ernage, sur la route nationale 4
© 2009 Geobasis/ DE BKG

 


A l'arrière du site, la petite station météo

© 2009 Geobasis/ DE BKG

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Vue de l'arrière de la ferme, sur la chaussée romaine en venant de Sauvenière.
© 2009 Geobasis/ DE BKG

 

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Vue aérienne (400m)
© Google 2009 - Aerodata International surveys.


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La ruelle SISKA

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Beaucoup de Gembloutois, surtout les gembloutois d'adoption, ne connaissent pas cette ruelle, et je parie que beaucoup d'autres, originaires de la ville, n'ont jamais poussé la promenade jusqu'à la fin de la ruelle qui se termine en cul-de-sac. Si vous montez la Grand Rue, en bas à gauche, de grands escaliers s'ouvrent pour monter vers l'église. Juste avant les escaliers à gauche, s'ouvre la ruelle Siska qui va assez loin vers la rue Notre-Dame. A droite de la photo, on voit une nouvelle volée d'escaliers qui eux remontent vers le pied du beffroi, sur la rue des Abbés Comtes. Si quelqu'un connaît l'origine du nom Siska, je serais heureux de l'apprendre.
On connait l'histoire de Marie Siska qui a inventé la fameuse gaufre en forme de coeur et qui a fait l'histoire à Knokke-Heist et est restée dans l'hôtellerie. Mais je crois que ça n'a rien à voir. Siska étant aussi un prénom...

 

photo Lucien HOC - 1960 - [© KIK-IRPA, Bruxelles (Belgique), cliché M120397]

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Rue Puits Connette

Voilà une rue qui n'a pas fort changé en fait depuis cette photo de 1974, à part peut-être des façades reliftées...
Je me rappelle des odeurs de la boulangerie de Jules HOUILLET (et non pas Nihoul comme je l'avais publié avant, suite à un énorme lapsus de ma part) Merci à Marc Pirotte de me l'avoir fait remarquer. La boulangerie Nihoul était en effet située rue du Culot. Ce lapsus est d'autant plus idiot que je partageais souvent un bon verre dans un bistrot avec Jules ou avec le fils Nihoul.
La boulangerie de Jules était située sur le coin de la rue Léopold, à droite dans le fond de ce cliché, Je me souviens comme hier des enivrantes odeur de cuisson des pâtes diverses lorsque la porte de l'atelier était ouverte. Cette ruelle relie la rue Léopold à l'ancienne porte du Chien Noir, disparue, qui fermait alors la rue Docq (environ).  Cette rue s'appelait anciennement "rue Caprasse", du nom d'une famille gembloutoise. Selon certains, le nom viendrait du wallon "dins l'piconette" qui désignerait une houblonnière.
Merci encore à Marc pour son commentaire et aussi surtout pour le très intéressant historique de cette boulangerie, qui m'était tout à fait inconnu. Je souligne aussi que j'allais cherches les pistolets le dimanche matin chez Michiels, chaussée de Charleroi. La fille de la boulangerie a été professeur de gymnastique à l'Athénée. Je signale à Marc que Anne-Marie (sa cousine donc) fait encore de très bons gâteaux (bon sang ne peut mentir) et qu'elle venait à la maison jusqu'il n'y a pas longtemps, chaque mercredi soir, dans un cercle d'aquarelle et peinture que mon épouse tient avec quelques amies.

photo Lucien HOC - 1974 - [© KIK-IRPA, Bruxelles (Belgique), cliché M120384 et M120386]

 


 

 



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Grand Rue - détail

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Détail zoomé de cette photo

 

 

Voilà en 1965, les deux petits magasins en haut de la Grand Rue, transformés après rachat par Raymond Godfrin qui en a fait le bistrot "Sun Club". Coqueluche des étudiants et des lycéens peu après sa création à la fin des années 60 début 70.
A gauche, l'impasse des Chats. 

Photo - Lucien HOC - 1965 - [© KIK-IRPA, Bruxelles (Belgique), cliché M120374]

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Rue Notre Dame

 

 

A l'entrée de la rue Notre-Dame à droite en venant de la place de l'Orneau, la boucherie chevaline de chez Fernand où mes parents m'envoyaient chercher du steak. Un peu plus loin, avec les enseignes Jubilé et Acec, le magasin Volont. Ils vendaient du tabac, des cigarettes, des piles, des radio transistors, et du petit électro- ménager.  C'est aussi l'époque où j'ai malheureusement commencé à fumer; j'allais chez Volont acheter du tabac Amphora ou Amsterdamer pour ma pipe et des cigarettes Gladstone ou Hongroises maïs. Nostalgie de l'odeur qui règnait dans le magasin .
Si je me rappelle bien, Madame Volont à l'époque était directrice de l'école primaire et sa famille habitait en haut de la rue Damseaux à droite en montant. Je me rappelle de leur fils, qui parfois tenait le magasin et vendait les articles; il était grand, bouclé, avec des lunettes rondes. 
  


Ci-dessous, le même endroit vu sur l'angle inverse.

 

Photos de Lucien HOC - 1959 - [© KIK-IRPA, Bruxelles (Belgique), clichés M120387 et M120388]

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rue Notre-Dame - carte non datée - source Delcampe.be

L'endroit dont a été prise cette photo, dos à la place de l'Orneau, correspond à peu de choses près à l'ancienne porte d'En-Bas ou du Werdmoulin.
A gauche, une façade avec l'indication Boucherie Union. Juste après la boucherie, on voit le début de la ruelle qui abrite les premiers escaliers du Tienne Galhoz. C'est un sentier médiéval qui menait aux églises abbatiale et paroissiale.

25.JPGcarte datée de 1903 - sur Delcampe.net - dans la légende, on parle de "fabrique de chaussures" - LIEN

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    carte non datée -Delcampe.net - LIEN
Au fond, la place de l'Orneau. au premier plan, la librairie Boulle.
Aux Armes de Gembloux, et carterie.
              
              27.JPGAujourd'hui
Cliquez pour agrandir

© Google Geo Basis BKG
05/2009
                                                                                                                                                                                   

AUJOURD'HUI

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Vue côté gauche et droit de la rue Notre-Dame en 2009, dos à la place de l'Orneau
Ci-dessous, vue de la rue de l'autre côté, depuis la rue Léopold
© Google - Geobasis DE/BKG

 

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Le Château GERARD

Ou encore, Château des Remparts, ou actuellement Maison du Bailli, cabinet du bourgmestre et salles officielles communales, salle des mariages, musée de la coutellerie, etc. A l'époque de l'ancien Hôtel de Ville, on accédait aussi au "château" par les portes arrières des coulisses de la scène de la salle des fêtes.

La maison du Bailli se trouve dans le parc d'Epinal, ainsi nommé en l'honneur de la ville d'Epinal, en France, jumelée avec Gembloux.

 

 

 

 

cartes postales d'époque - documents non datés - source www.delcampe.be

 

 

en aout 2004 - photo GILLES JM

 

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La Rue LEOPOLD

Appelée ainsi en l'honneur de la dynastie. Trois de nos rois ont porté ce prénom. Anciennement rue Saint-Nicolas. Au carrefour de la rue Léopold, rue Pierquin, rue Théo Toussaint et place de l'Orneau, près de la pompe à eau publique que l'on voit sur les photos suivantes, était l'ancienne porte Saint-Nicolas des remparts, ou porte au Trau
.
 ***
  La rue Léopold, en direction de la rue Théo Toussaint. La pompe à eau publique, au fond à gauche.
 

carte postale Editions Nels - 1916 - source www.delcampe.be

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  La fin de la rue Léopold vers la rue Théo Toussaint lors d' inondations (je cherche la date du document) . On remarque à gauche, au coin de la rue Pierquin, le magasin "A l'Innovation"

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carte postale d'époque
 
***

 

 

 

La fin de la rue Léopold vers la rue Théo Toussaint - août 2004 - photo GILLES JM

*** 

Maison dite "Van Neste- Bouhl au coin de la rue avec la rue Notre-Dame. On distingue une potale dans le mur, sur le coin gauche de la maison dans le sens de la rentrée vers la rue Notre-Dame. Si je me rappelle bien quand j'étais enfant un magasin de tissus tenu par 2 frères ?

 

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  3.JPG

Photo © KIK-IRPA cliché A132744 - et zoom - Photo Lucien Hoc - 1924  

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La rue Léopold vers la Grand Rue; à gauche s'ouvre la place de l'Orneau, avec sur le coin l'ancien café Alomaine; à droite s'ouvre la rue Pierquin. A l'entrée de la rue à droite, des ménagères font la file pour la corvée à eau.  

 

carte postale Editions J. Hermans - 1911 - source www.delcampe.be

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août 2004 - photo GILLES JM

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  On voit dans le fond de la rue, à l'embranchement de la rue Notre-Dame, la librairie-imprimerie Bolle. Devant la voiture, on voit une dame debout près de sa chaise. A cette hauteur dans la rue -mais à une maison près je ne me rappele pas bien- se trouvait le magasin de chaussures de Madame Preat, la maman de Daniel, qui a été secrétaire à l'Athénée pendant mes années d'école, et avec qui je partageais la passion de la musique classique. Il nous a malheureusement quittés...

 

carte postale d'époque - document non daté - source www.delcampe.be

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On remarquera le toit du beffroi surmonté d'une flèche hexagonale. Cette flèche a été remplacée par le bulbe que nous connaissons actuellement, après l'incendie du beffroi en 1905. Cette photo est donc antérieure à 1905.

 

document non daté.

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  Voici le même endroit en septembre 1906, après l'incendie du beffroi. On voit d'ailleurs qu'il est en attente de son toit.

 

 

 

 

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PASSAGE DES DEPORTES

Faisant face à la statue de Sigebert (voir place Saint-Guibert) se trouve l'entrée de l'Institut Agronomique de l'Etat ancien Institut Agricole, à gauche de la Chapelle de l'Ange Gardien et à droite du haut de la Grand Rue. L'entrée vers l'Institut, face donc à la place Saint-Guibert, s'appelle "Le Passage des Déportés". Le 22 novembre 1916, pendant la Grande Guerre, les déportés de tout le canton de Gembloux furent rassemblés à l'Institut Agronomique avant leur départ pour l'Allemagne. C'est en souvenir de ce pénible évènement que ce court tronçon porte ce nom.

Document Imprimerie J. Duculot - 1921 - source www.delcampe.be 

 

en aout 2004 - photo GILLES JM

 

                              
carte postale non datée -début des années 60 vraisemblablement - éditions Nels -
 

 

 Ci-dessous l'affiche d'époque qui enjoignait les hommes de 17 à 55 ans à se rendre le 22-11-1916 à 08h00 sur la place Saint-Guibert, signée Freiherr Thum von Neuburg

 

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Document extrait du journal "Vers l'Avenir" du mardi 9 décembre 1939.

S. Exc. Mgr HEYLEN voulut influencer les nouveaux marchands d'esclaves, en assistant personnellement à la scène tragique de la déportation. Sa présence n'y fit rien. Quelques heures plus tard, seize cents hommes étaient parqués dans des prairies, puis chargés dans des wagons à bestiaux et expédiés en Allemagne. ( source Bioul notre village natal)

 

 

 

 

 

 

 

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Les REMPARTS

Ils ont été construits en 1153. Les Comtes de Namur et les Ducs de Brabant étaient perpétuellement en guerre et semblaient se disputer souvent près de chez nous. Il fallait donc protéger la ville contre leurs assauts. Les remparts avaient une longueur d'environ 1 km et l'enceinte protégeait une surface d'environ 7 hectares. Trois de ces hectares étaient occupés par la seule abbaye bénédictine.

 

©  IRPA - KIK - Bruxelles - cliché M120096 - 1970 - photo Lucien HOC.

 ***

Modernisation des ancien remparts et consolidation en 1970. La rue Docq dans le sens de la montée. A l'arrière plan, au centre, entre la tour du Sud et la villa dans le virage, on distingue les toits de l'Athénée Royal. J'y ai usé mes culottes entre 1960 et 1972...

 

©  IRPA - KIK - Bruxelles - cliché M120138 - 1970 - photo Lucien HOC.
 
On voit cela un peu mieux ici
 
 

© IRPA - KIK - Bruxelles - cliché M120030 - 1976 - photo Lucien Hoc.

 photo GILLES JM - 2004

 

 

Au croisement des rues du Chien Noir, Docq, Pierquin et Sainte-Adèle, se trouvait la porte du Chien Noir à peu près à l'emplacement de la tour que l'on voit ci-dessus.

Ci-dessous, la tour des Sarasins, rue du Moulin

 

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1909

 

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La Place SAINT-GUIBERT

C'est à la guerre de 1870 que cette place prit son nom actuel parce qu'il s'y trouvait une pompe à eau ornée d'une statuette de Saint-Guibert, fondateur de la première abbaye. Voir document ci-dessous.

document date inconnue - source www.delcampe.be

 

Avant, elle s'appelait la place d'En-Haut. Elle était située en-dehors des fortifications, au delà de la porte d'En-Haut aussi appelée porte Al Croix. Il apparaît qu'à cet endroit, le plus élevé de la ville, un perron de justice était surmonté d'une croix...


C'est en 1910 qu'on dressa sur la place un monument en bronze, oeuvre du sculpteur Jean Heraing et de l'architecte Théo Florence à l'effigie de Sigebert, grâce à un don du bourgmestre Gustave Docq. La statue a une hauteur de 505 cm, piédestal compris et fut produite à Bruxelles.

document non daté - source www.delcampe.be

 

          

© IRPA - KIK Bruxelles - cliché A112977 - 1920

 (photographe Laflotte)

 

A gauche de la statue on voit le porche de côté de l'Hôtel de l'Empereur et à droite, l'entrée de la rue Chapelle-Dieu

photo GILLES JM - aout 2004 

 

 
document non daté - carte postale d'époque - source www.delcampe.be
 
On voit ici, derrière la statue, les locaux de l'imprimerie Tournevenne et à droite, la fameuse pompe à eau surmontée de la statuette de Saint-Guibert.

 


 
Marché aux bestiaux sur la place

© IRPA - KIK - Bruxelles - cliché M 120367 - 1965 - photo Lucien HOC.


© IRPA - KIK - Bruxelles - cliché M120368 - 1965 - photo Lucien HOC

La place vue de la rue Sigebert. La rue Sigebert s'appelait avant rue du Bordia. C'est aussi en 1910, lors de l'érection de la statue de Sigebert, qu'elle changea de nom. Rappelons que Sigebert fut le biographe de Guibert, fondateur de l'abbaye et canonisé en Saint-Guibert par la suite. Sigebert fut un des plus grands chroniqueurs médiévaux (v. 1030 - 1112).

On distingue à gauche les murs de l'école des filles. A cet endroit se trouvait avant l'Hôtel de l'Empereur. A droite du cliché, on distingue sous le gros arbre, la chapelle de l'Ange Gardien" et l'entrée de l'Institut Agricole qui deviendra la FAC.


 

© IRPA - KIK - Bruxelles - cliché M 120308 - 1955 - photo Lucien HOC

 

photo GILLES JM - 2004

 

La voilà cette chapelle de l'Ange Gardien. La statue initiale de l'ange appartient actuellement à un particulier et a été remplacée par une réplique en fonte de la statue de Saint-Guibert qui surmontait la pompe publique jusqu'en 1926


 

 

 
  
 
La place hier et ici actuellement (photos de 2004) . A gauche, la statue de Sigebert, avec en arrière plan la coiffure Jadoul et à droite le Collège Notre-Dame, que nous appelions, "l'école des Soeurs", et l'entrée de la rue Docq (Gustave Docq, bourgmestre de Gembloux de 1872 à 1903). Photo de droite, les bâtiments à l'entrée de la Grand-Rue, en travaux.

 

 
 

Vues sur l'autre côté de la place hier et aujourd'hui. L'Hôtel de l'Empereur, sur le coin de l'actuelle rue Sigebert et la Chapelle de l'Ange Gardien. Actuellement, cet emplacement est occupé par les écoles gardiennes de l'Athénée.                                                                      

 

année inconnue - source www.delcampe.be 

 

A droite de l'image, on voit le début du "Café Royal" qui était aussi restaurant et qui possédait son billard comme le disait l'enseigne. Il était situé au coin de la place et de la Grand Rue. La maison juste à sa gauche, où l'on voit des personnages a été aussi un commerce et s'appelait "Au Pigeon Voyageur". Je suis en train de chercher de quoi il s'agissait.

 

année 1913 - document source www.delcampe.be

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Impasse des COUTELIERS

Elle est ainsi nommée croit-on car jadis, plusieurs ouvriers de coutellerie y habitaient avec leurs familles. Elle donne sur la Place Saint-Jean, un rien en-deça du monument aux morts, dans le haut de la Grand'Rue.
 

 

Vers le mur du fond. Photo GILLES Jm - 2004

 Vers la place Saint-Jean. Photo GILLES Jm - 2004
 

Le mur qui ferme l'impasse, emprisonne de l'autre côté, la cour des Noyers, dans le parc de l'ancienne abbaye, la Faculté d'Agronomie, que tout Gembloux appelle "la Fac. Ci-dessus, détail de la photo suivante

En bas, à droite, on voit le mur qui ferme l'impasse des couteliers


 

 

 

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La rue du CHIEN NOIR

A l'intersection des rues Sainte-Adèle, Pierquin et du Chien Noir, se trouvait la porte du Chien Noir, porte des anciens remparts. Nous verrons des vestiges de ces remparts en parlant des rues du Moulin, Docq, Chien Noir, place Saint-Jean et place Saint-Guibert, ou encore en entrefilet dans l'un ou l'autre article.

Un petit mot pour dire qu'à la moitié du 12ème siècle les Comtes de Namur étaient toujours en guerre avec les Ducs de Brabant. Pour protéger la ville des vues belliqueuses des Comtes de Namur, des remparts furent édifiés en 1153 après l'octroi d'une charte du futur Empereur Frédéric Barberousse.

Ces remparts parcouraient une distance d'environ 1 km, entourant 7 hectares, dont 3 rien que pour l'abbaye.

 

La rue du Chien noir s'appelait avant la rue "Saint-Pierre"


On voit à la fin de la rue des plaques indiquant des travaux, qui barrent la rue Sainte-Adèle. A droite du carrefour, la rue Pierquin; à gauche, la rue Docq qui monte après la tour du sud.
 

© IRPA-KIK Bruxelles - cliché M120256 - 1965
 
***
La rue il y a trois-quarts de siècle ! On voit qu'il y avait un porche à gauche, avant la potale dans le mur. Du temps de l'ancien Hôtel de Ville, (voir place de l'Hôtel de Ville) dans la rue, se trouvait la bibliothèque qui elle-même occupait les locaux de l'ancien commissariat et des vieilles geôles de la ville. A ce propos, je me rappelle du bibliothécaire, un monsieur âgé au grand nez, dont j'ai oublié le nom et qu'on aurait dit issu d'un roman balzacien. Je me rappelle aussi de l'odeur des livres. C'est Baudelaire qui disait que les odeurs attisent la mémoire, et Dieu que c'est vrai ! 

 © IRPA-KIK - Bruxelles - cliché M120389 - 1930 

*** 

  A peu près le même endroit maintenant. Dans le mur des remparts à gauche, on distingue une potale avec une vierge (?) qui a perdu la tête...

   

. Photos 2004 - GILLES Jm


 

 

Cette vierge dans la potale était pourtant intacte auparavant, on distingue sa tête dans l'ombre...en 1930 (détail sous un autre angle de la photo ci-dessus, de 1930) 

 

*** 

Vue vers la rue qui descend à droite vers la place de l'Hôtel de Ville. A gauche descend la rue Pierquin. On est ici dos tourné à la rue Docq et la tour du Sud se trouve à droite.  

 

.© IRPA - KIK - Bruxelles - cliché M 120382 - 1974


 

  Dans le fond, la rue Sainte-Adèle, au croisement, toujours à droite la rue Pierquin et à gauche la rue Docq. A l'avant plan à droite, on voit le début de la rue Puits Connette

.© IRPA - KIK - Bruxelles - cliché M120383 - 1974

*** 

La rue côté droit aujoud'hui avec le parking à droite, tournant le dos à la butte du château Gérard, ou château du Bailli.A droite, la rue Puits Connette qui descend.

On remarquera au pied du panneau de sens unique de gauche, la borne que l'on voit sur la photo plus haut, au coin de la rue.

 

. Photo GILLES Jm - 2004


A l'intersection de la rue avec la rue Puits Connette, le café J. Houbotte servait de lieu de réunion à plusieurs associations gembloutoises. On l'appelait aussi "Le Phare"  

. Document Mme. Van Mol

 

 

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La rue du MOULIN

C'est une rue typique de l'ancien Gembloux et de ses racines médiévales: une rue des faubourgs. Le faubourg signifie: "fors le bourg" donc, tout ce qui se trouvait à l'extérieur des remparts ou des portes d'accès. 

La rue du Moulin relie le centre, via la Place de l'Orneau, au quartier de la gare via les rues du Coquelet et des Volontaires.

J'y suis né le 12 décembre 1954 au numéro 45, dans une maison qui donne sur l'Orneau et qui se situait au fond d'une cour, bordée par les ateliers de la défunte coutellerie Lam d'Or, de mon grand-père Joseph Depireux. La rue du Moulin tient son nom d'un moulin à eau qui s'y trouvait jadis, sur la rivière Orneau, un peu à gauche en face du bassin d'eau qui rafraîchit le pied de la tour (du Nord) des anciens remparts, lorsqu'on lui tourne le dos. Ce moulin s'est écroulé en mai 1940 sous les bombes nazies. Dans les années soixante se trouvait là l'imprimerie et la librairie Mignon. J'y allais souvent acheter du matériel pour l'école et j'étais toujours reçu par l'extrême gentillesse de Christiane, la vendeuse, qui devait par après épouser Marcel Mignon, un des fils du patron. Je les embrasse amicalement.

Ce moulin était nommé "Moulin de dessous le Mont" vraisemblablement dû au fait qu'il faisait face au promontoire rocheux sur lequel était édifiée l'abbaye.

La rue s'appelait "rue du Werd Moulin" et serpentait le long de l'Orneau, le long des remparts, sur un axe nord-nord-ouest.

La rue abritait aussi  La Poste (distribution) et l'ancien "Cinéma Royal", la salle de spectacles de la Faculté d'agronomie et du Foyer culturel. J'en ai usé des fonds de culotte dans ce cinéma, gamin avec mon papa, j'y ai vu les plus grands classiques: "Sous le plus grand Chapiteau du Monde", "Ben Hur", "Le gentleman de Cocody", "West Side Story", "Les 101 Dalmatiens", des westerns et des films policiers en noir et blanc. J'ai le souvenir de ces odeurs de sièges en velours, du goût du frisko "Noisella", des joues rubicondes et rebondies de la fille de Marcel qui passait avec le panier de confiseries à l'entracte, après le documentaire et le dessin animé. A noter que le Cinéma Royal, géré d'une main de fer par Marcel Gérard, avait commencé ses activités dans un bâtiment qui jouxtait la Tour des Sarrasins. A l'époque il y avait aussi le cinéma Agora, place de l'Hôtel de Ville, près de l'embouchure de la rue Puits Connette. . Et je repense à ce bon temps avec nostalgie en songeant à la chanson d'Eddy Mitchell, "la dernière Séance".  

*** 

  On distingue dans le fond la place de l'Orneau. A l'avant-plan à gauche, la maison des Chilot, toiture-zinguerie etc, Le patron et père de la famille, Louis, louait des ateliers de l'ancienne coutellerie, chez mes parents pour y stocker son matériel.

 

 "Copyright IRPA-KIK - Bruxelles" -cliché M120404 - Lucien Hoc - 1955

 

Le même endroit maintenant...

 ***

Les maisons à droite bien sûr n'existent plus.  

 

"Copyright IRPA-KIK - Bruxelles" -cliché M120406 - Lucien HOC - 1955 

***

Entrée de la rue du Moulin depuis la place de l'Orneau. Sur le coin, le salon de coiffure de Franz Piette, chez qui j'allais avec mon père. Mais ceci, après que Franz eut déménagé de l'autre côté de la rue Damseaux, sur la place de l'Orneau, en face de la rue Notre-Dame. Il est curieux de constater qu'environ où se trouve le personnage à droite de la photo, se situait aussi un salon de coiffure (l'ancien restaurant "Chez Marthe") tenu par Philippe Soudant qui a été apprenti chez Franz Piette... 

 

"Copyright IRPA-KIK Bruxelles" -  cliché M120408- Lucien HOC - 1955 

 ***

  Le même endroit mais sous un angle légèrement différent. A l'entrée de la rue du Moulin, à droite, on voit le magasin de cigarette où j'allais acheter des cigarettes "Armada Drakkar" pour ma maman et du tabac à rouler pour papa. J'ai oublié le nom des gens qui tenaient ce tabac. A droite, avec les volets fermés, l'ancien bureau des contributions. Je ne dis pas ça méchamment, mais l'été, fenêtres ouvertes, quand j'étais gamin, on pouvait parfois voir un employé ou l'autre somnoler.

"Copyright IRPA-KIK Bruxelles" - cliché M120410 - Lucien HOC - 1955 

*** 

  L'entrée de la rue dix ans plus tard en 1965. Le salon de coiffure a été démoli et à gauche se situe le commerce des meubles Socquet. Les travaux commencent à l'entrée de la rue à gauche. Les meubles Socquet occuperont plus tard tout un nouveau bâtiment qui ira jusqu'à la façade de la prochaine maison à gauche, après la bétonnière. A noter le scooter à gauche. La dernière maison que l'on voit dans la rangée de droite des habitations, derrière un grand sapin, est la fameuse "villa Sacré" en face du Cinéma Royal

 

"©  IRPA-KIK Bruxelles" cliché M120378 - Lucien HOC - 1965 

***

 

Avec un peu plus de recul. Dans la rangée de droite ici, la dernière habitation, avant le grand sapin, est la villa de la famille Bailly, juste en face de la maison où je suis né, au n°45, l'ancienne coutellerie Lamd'Or de mon grand-père (voir rue Damseaux). 

Je me rappelle de Monsieur Bailly qui jardinait toujours avec son chapeau à ruban sur la tête. Ma soeur et moi nous amusions à lancer des petits graviers à l'aide de nos raquettes de badminton vers l'infortuné voisin qui se demandait d'où venait cette pluie de minuscules météorites... Le fils François réparait les montres et les horloges: ce n'était pas son métier mais une passion; il en avait une autre qui consistait à taquiner la dive bouteille plus que modérément et souvent lorsqu'il rentrait, très tard, c'était un spectacle de le voir essayer de mettre sa cléf dans la serrure de la porte..Je me rappelle très bien de la fille, véritable charpente de la famille, Mimie, de sa démarche décidée, de son éternelle cigarette aux lèvres et de la maman la rougeaude et gentille Madame Bailly.

"Copyright IRPA-KIK Bruxelles" cliché M120375 - Lucien HOC - 1965

 

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*** 

En face du Cinéma Royal, il y avait (il y a toujours d'ailleurs) une grosse bâtisse que nous appelions le "Château Sacré", sans doute du nom de son propriétaire. Et le long de cette villa grimpait un escalier fermé par une grille grinçante qui menait au fond du parc botanique de l'Institut Agronomique et que j'ai souvent emprunté nuitamment notamment (...)

 

  

Cette rue a bercé ma jeunesse et tous les enfants du quartier y jouaient; il n'y avait presque pas de circulation d'autos au début des années 60 et en été, la rue était pleine d'enfants qui s'égayaient et d'adultes qui bavardaient sur le pas des portes. Temps malheureusement révolu...

Et les enfants barbotaient dans le bassin d'eau devant la tour des Sarrasins, quand il faisait chaud, et on se croyait au bord de la mer... Le samedi matin on écoutait le hit-parade à la radio, assis sur les trottoirs et on notait la marque des rares voitures qui passaient dans la rue; nous en avions fait un jeu avec mon ami Jean-Marie Brutin.

 ***

La tour Nord des anciens remparts, dite des Sarrasins.Cette ancienne tour nord des remparts n'a d'ailleurs rien à voir avec les Sarrasinscar ce terme signifiait "païens".

 

. Carte postale Editions Bertels, rue de Laeken à Bruxelles, 1910 - Source Delcampe International 

 

 

 ***

Et je me rappelle aussi des gens qui vivaient dans la rue et dont les sobriquets embaument les effluves du passé: Matokiki (j'allais chanter "Ma tonkinoise" sous ses fenêtres) qui était ma bête noire, et qui était voisine du magasin L'Elan (à droite sur la photo). Quand elle voyait ma maman elle lui disait: "Nana, Jamy est encore venu chanter Ma tonkiki chez moi !" Je crois qu'elle était un peu sorcière ou voyante de foire ou qu'elle faisait tourner les tables. Elle avait le même visage renfrogné que son chien pékinois, mais qui lui n'était pas maquillé à outrance.  Je suis en train de songer que finalement, un pékinois et une tonkinoise, ça devait faire bon ménage... Il y avait aussi Bouboule, le réparateur de vélos, avec son béret poisseux et sa barbe jamais faite. Je me rappelle de l'électricien Monsieur Durviaux et sa 4 CV bleu clair, à côté du marchand de vêtements en cuir, Godfrine, du marchand de meubles Kennis, qui entreposait de la marchandise dans les ateliers chez moi, et de bien d'autres encore, du fleuriste, le gentil Franz Sablon que nous appelions "Loulou". On voit son magasin sur la photo ci-dessous prise en août 2004, bâtiment qui est maintenant rasé puisqu'on a ré-ouvert la vue sur la rivière Orneau. Il y avait d'ailleurs là jadis un pont.

capture186.jpg [© KIK-IRPA, Bruxelles (Belgique), cliché M120376]

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La fin de la rue en venant de la rue des Volontaires, vers le centre, Place de l'Orneau. A droite la magasin de "Loulou" Sablon.

Août 2004. Photo GILLES JM

 

 Le même endroit en 1905. On voit la villa Sacré qui sur la photo actuelle est cachée par les arbres. A gauche la grille d'entrée de la propriété Piérard et l'entrée de la coutellerie.
Carte postale d'époque 

 
 
 
 

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La rue du Moulin vue en venant du croisement de la rue des Volontaires et de la rue du Coquelet. On voit à gauche dans le virage, une dame sur le seuil d'un établissement, café Jaris ou Joris ?
Cette carte a circulé en 1911. (photo H.Bertels)

www.delcampe.net
 
 
 
 
 
 
23.JPGsource - Delcampe.net - LIEN
La carte est estampillée à l'envoi par La Poste le 22-08-1922

A droite dans le fond, la coutellerie Piérard KARA s'était installée. Juste avant les grilles d'une propriété où se trouvait un dentiste dans ma jeunesse. A gauche, sur la façade où il y a deux enfants devant la porte, on dirait une enseigne de barbier ?

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La rue DAMSEAUX

Autrefois, cette rue était appelée "rue aux Pierres" et on y accédait depuis la ville en passant le pont Baulde qui enjambait l'Orneau aujourd'hui couvert et coulant sous la place du même nom.

Adolphe Damseaux était professeur à l'Institut Agronomique et a laissé un ouvrage sur les engrais, paru aux éditions Mayolet à Bruxelles en 1887; il fut bourgmestre de Gembloux de 1906 à 1916.

 

 

 

 
A droite de la photo, avec une roue de vélo comme enseigne (coin supérieur droit), on voit le magasin de Félix Sellier, qui par après, lors de la démolition des maisons de droite, s'est retrouvé de l'autre côté de la place de l'Orneau, près du café du Luxembourg.
 
Carte postale Edition Belga-Bruxelles n° 56877 date inconnue- Source Delcampe International
 
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Ici, on descend la rue en venant de la rue Hambursin, et à droite on voit le début de la rue Malaise, en face des escaliers vers la rue Chapelle Marion, escaliers qui mènent à la Charmille, CPAS et vers l'ancien arsenal des pompiers. Dans la maison du coin (entre la rue Damseaux et la rue Malaise où on distingue des enfants assis sur le trottoir) vivait ma grand-mère maternelle, au n° 17, Léona Lemière, veuve de Joseph Depireux (coutellerieLamd'Or) mon grand-père. On voit aussi que les bâtiments du Collège Saint-Guibert n'existaient pas encore à l'époque.
 
 
   
 
 
 

 

 

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La Place SAINT-JEAN

Au sommet de la Grand rue, se trouve la place Saint-Jean. Cette place s'appelait autrefois "Place du Wez"; le wez est un toponyme signifiant une mare, un gué,un petit étang ou encore un abreuvoir pour le bétail. Sur la place Saint-Jean se trouvait une pompe à eau publique, surmontée d'une statue de Saint-Jean le Baptiste qui lui donna son nom actuel.

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En 1921, la pompe a été remplacée par un monument qui devait rendre hommages à nos concitoyens tombés pendant la Grande Guerre de 1914-1918. On a alors ajouté par la suite (date?), après la guerre 1940-1945, deux panneaux de pierre verticaux  supplémentaires qui portent les noms des patriotes tombés pour défendre notre liberté durant les deux guerres.  

Et avant cette pompe s'élevait sur la place du Wez, un perron de justice, à l'endroit le plus élevé de la ville, surmonté d'une croix. Cette croix devait donné son nom à la rue "Al Croix". Elle deviendra La Grand'Rue qui pendant longtemps a été la dernière rue pavée de la ville et fut dévastée par les incendies de 1678 et 1712

Carte postale d'époque Date non précisée - Source www.delcampe.net

Le monument de 1921

"Copyright IRPA-KIK Bruxelles- cliché M120204-1930"

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Le monument en 1961. On voit les deux panneaux ajoutés pour commémorer les deux guerres. Les maisons derrière n'ont pas encore été abattues. A droite, dans la Grand Rue, on aperçoit l'enseigne "ACEC" du magasin d'électricité Leclipteux.  

 

"Copyright IRPA-KIK- Bruxelles - cliché M120100 - 1961"

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Des maisons derrière le monument aux morts, maisons aujourd'hui abattues.  

 

"Copyright IRPA-KIK - Bruxelles" cliché M120101 - 1961.

 

 


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La place vue du haut de la grand'Rue (anciennement rue Al Croix) - Au fond, le monument aux morts. A gauche, on distingue l'enseigne de la boucherie-charcuterie Carpiaux.

"Copyright IRPA-KIK- Bruxelles"- cliché A131730 - Année 1930- 

 

 

                                                                                                            

 Le haut de la Grand-Rue et la place Saint-Jean sur sa gauche.

"Copyright   IRPA-KIK Bruxelles"

 clichés M120365 et M120363 - 1965

 

 

 

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